LES DIFFÉRENTS TYPES DE COURSE LANDAISE

Course landaise
La course landaise est une des quatre formes de tauromachie pratiquées dans le monde. Elle se distingue des trois autres (corrida, corrida portugaise et course camarguaise) par deux particularités : la première est qu'elle se pratique quasi exclusivement avec des femelles (vaches landaises) et non des taureaux. L'autre particularité, qu'elle partage avec la course camarguaise, est qu'il n'y a pas de mise à mort de l'animal, ni au cours de la course ni après.
 
Elle se pratique dans tout le département des Landes, dans la moitié ouest du Gers, à Garlin dans les Pyrénées-Atlantiques, à Captieux en Gironde et à Maubourguet et Castelnau-Rivière-Basse dans les Hautes-Pyrénées. Ces villes possèdent toutes des arènes, infrastructures obligatoires pour pouvoir organiser des courses.

Les toreros landais, de nos jours des sportifs de haut niveau, affrontent des vaches de combat de race espagnole (brava, toro de lidia) que l'on nomme « coursières », élevées par des ganaderos implantés dans les Landes, principalement entre Dax et Aire-sur-l'Adour. Chaque élevage possède sa cuadrilla, ou équipes de toreros, et ses couleurs.

La course formelle

C'est la course de référence, celle que suivent assidûment les coursayres tout au long de la saison. C'est là que se bâtissent les réputations des hommes et des vaches. Elle dure environ 2h15 avec l'entracte. Elle débute toujours par le défilé des écarteurs (paséo), au son de la Marche Cazérienne.

 

Pour la saison (temporada), cinq troupeaux (ganaderías) et cinq équipes d'hommes (cuadrillas) sont engagés dans une compétition par équipe et individuelle. Dans une course, la cuadrilla est composée de sept écarteurs en boléro et de quatre hommes en blancs (le sauteur, les deux entraîneurs et le cordier). Ce type de course se découvre principalement en Chalosse, dans le Tursan, en Armagnac, dans le nord du Béarn et de la Bigorre.

Dix vaches minimum sont enfermées dans les loges. Huit sortent en première partie dont une vache à sauter, une vache sans corde et une vache de l'Avenir (vache qui débute à la corde) et cinq vaches à écarter avec corde. En deuxième partie, il y aura six sorties dont cinq à écarter et une à sauter.

À la fin de la course, le jury annonce les résultats individuels de chaque acteur et le pointage de la vache. Ce résultat servira au calcul du « challenge » qui oppose sur la saison les cinq cuadrillas ; le jury désigne également les trois meilleurs écarteurs de la course qui sont invités à monter à l'Escalot pour obtenir coupe et prix qui reviennent aux écarteurs qui auront exécuté les dix meilleurs écarts sur deux vaches différentes.

Le concours landais

Comme la course formelle, il rassemble des professionnels mais en compétition les uns contre les autres. Suivant le budget de l'organisation, l'affiche présente de deux à cinq ganaderias, chacune avec un nombre de coursières fixé par contrat. Les écarteurs et les sauteurs sont choisis individuellement par l'organisation selon ses critères propres ; le plus souvent ce sont sans distinction de cuadrilla les mieux placés à l'escalot : le classement officiel de la course landaise. Chaque concours a son propre règlement enregistré à la Fédération française de la course landaise.

Ces concours sont donc l'occasion de réunir les meilleures vaches de chaque ganaderia concurrente et de les opposer aux meilleurs toreros du moment. La difficulté vient du fait que chaque homme affronte des vaches qu'il connaît peu. C'est l'épreuve reine de la course landaise, la plus disputée et la plus dangereuse aussi. Les grands concours à cinq troupeaux se déroulent à Aire-sur-l'Adour, Saint-Sever, Nogaro (course de la Corne d'Or), le 14 juillet à Mont-de-Marsan pour les fêtes de la Madeleine, en août à Hagetmau et Dax à l'occasion des fêtes de Dax, qui est le plus ancien et le plus prestigieux aux yeux des écarteurs. Une dizaine de concours est organisée chaque année.

La course mixte

Également appelées courses de deuxième catégorie. Les courses mixtes sont davantage ouvertes à un public amateur. Ces courses se déroulent en deux parties : la première partie est une course formelle avec des vaches peu fougueuses, la seconde partie est réservée à des jeux d'arène, appelés également toro-ball ou toro-piscine, où le public peut participer et qui ont inspiré les jeux télévisés d'Intervilles. Beaucoup de courses mixtes sont organisées à proximité des stations balnéaires de la Côte d'Argent : elles attirent principalement les estivants. Certaines, adaptées à ce public, ne comportent que la partie ludique.

Intervache ou toroball

Cette forme ne présente que des jeux. C'est souvent par ce type de jeux que beaucoup de Gascons ont leur premier contact avec les vaches. Une centaine d'intervaches sont proposées chaque été.