LES PROTAGONISTES DE LA COURSE LANDAISE

Pour q'une course landaise se déroule dans les règles de l'art, il faut qu'un certain nombre de protagonistes soient réunis. Tout d'abord, pas de course landaise sans toreros qui revêtent leur habit de lumière le jour de courses. Ils prennent leur courage à deux mains pour affronter les vaches landaises qui ont parfois la réputation d'être "hargneuse" et qui proviennent des ganaderias existantes dans les Landes.

Les toreros

Les écarteurs
Les toreros, que l'on nomme localement coursayres en gascon, se répartissent en deux catégories :

 

> les écarteurs, personnages essentiels de la course landaise, qui attendent la vache dans l'arène avant de l'esquiver au dernier moment, réalisant de la sorte un écart. Celui-ci peut être « en dehors », « en dedans » (c'est-à-dire côté corde et donc hors de la protection du cordier) ou corde à terre. 
Les sauteurs
> les sauteurs attendent la vache et exécutent un saut au-dessus de la vache dont la course doit être rectiligne.

Par le passé, certains très grands sportifs se sont illustrés à la fois à l'écart et dans les différents sauts (saut de l'ange, saut périlleux ou « saut les pieds dans le béret » aussi appelé « saut pieds -joints »).

L'habit de lumière

Habit de lumière

Cette expression est la traduction littérale de l’espagnol « traje de luces ». Une traduction plus fine serait « habit de paillettes », car si « luz » signifie « lumière », « luces » qui est le pluriel de « luz » se traduit par « lumières » mais aussi par « paillettes ». Dans l’expression « traje de luces », le mot « luces » est en fait employé dans cette seconde acception.

Les vaches landaises

Vaches landaises

Les vaches, également appelées « coursières », sont toutes dotées d'un nom et plus ou moins cotées selon leurs qualités combatives. Elles sont conduites aux arènes puis enfermées dans des boxes appelées loges. Une corde est installée autour de leurs cornes afin de pouvoir les placer lors du combat dans les arènes.

Une fois la course commencée, les vaches sortent selon un ordre préétabli, dirigées par un cordier (courdayre en gascon) et deux entraîneurs. Ceux-ci placent la bête face au torero en bout de piste et la laissent s'élancer aux sollicitations (on dit citer) des toreros. Le cordier doit lui par une traction rapide de la corde suivie d'un relâchement permettre le passage des cornes.

 

Les vaches de combat sont les femelles des taureaux de corrida. Quinze éleveurs (ou ganaderos) élèvent en semi liberté 1.500 vaches, dont plus de la moitié sont nées dans les Landes. Le maintien du caractère sauvage de l'animal et de son instinct offensif est respecté. Les éleveurs les plus importants achètent chaque année une centaine de jeunes vaches en Espagne, dans les élevages de toros bravos de la région de Salamanque pour compléter leur cheptel.

En général, la vache sort pour la première fois dans l'arène sans corde à l'âge de trois ou quatre ans, et poursuit sa carrière jusqu'à treize ans environ. Elle peut ensuite vivre plus de vingt ans. Elle pèse entre 300 et 400 kg (le poids d'un taureau se situe quant à lui entre 450 et 600 kg). 

Les ganaderias

Une ganaderia désignent l'élevage d'où proviennent les vaches servant pour les courses landaises. L'éleveur est appelé le ganadero. Il en existe 3 près de Mont de Marsan qu'il est possible de visiter.